Alessandro Bavari

•février 26, 2011 • Laisser un commentaire

Né en Italie en 1963, Alessandro Bavari affirme très tôt un goût pour le photomontage, technique qu’il approfondira parmi d’autres (peinture à l’eau, huile, gravure) à L’Académie des Arts de Rome tout en se forgeant une solide connaissance en histoire de l’art. Jugeant que la création artistique est quasi indissociable d’une connaissance étendue des « classiques », Bavari ne s’interdit aucunement des expérimentations qui le méneront à mêler peinture industrielle, goudron, glue avec la gravure chimique, plantes, os ou encore fossiles.

Ses études terminées, il monte son propre studio où il continue à utiliser les techniques qu’il a jusqu’alors apprises ou expérimentées. Dès 1993, il découvre les possibilités des manipulations assistées par ordinateur et se lance alors dans l’acquisition de divers extensions logicielles ou matérielles lui permettant de numériser tout ce qui lui tombe sous la main. Travaillant actuellement sur un G3 avec des logiciels comme Photoshop, Illustrator, Painter, After Effects ou Softimage 3D, il utilise également divers appareils photo numériques ou scanner afin d’obtenir le maximum d’images nécessaires à l’élaboration de ses montages. Bavari avoue cepedant que la 3D risque de prendre une place de plus en plus importante dans son travail, ses images réclamant souvent des objets, des bâtiments à l’architecture improbable, impossible à trouver dans notre univers quotidien.

Côté influence, Bavari ne se réclame d’aucune école précise. Il se voudrait plutôt intemporel même si les ombres de Jérôme Bosch, Van Eyck ou encore Giotto planent sur la plupart de ces images. Même si l’ordinateur a considérablement bouleversé ses habitudes de travail, Bavari ne juge pas avoir été contaminé par le tout numérique. L’ordinateur est resté un outils. Bavari tient en effet un jugement assez sévère quant aux « artistes 100% numériques » qui, selon lui, «s’appuient plus sur leurs machines que sur les bases de l’art».

Aujourd’hui Bavari travaille toujours en Italie mais participe également à des expositions à travers le monde et compte à son actif des clients comme Adobe ou McCann Erickson. Il occupe également le poste de directeur artistique au sein de la compagnie Direct2Brain développant pour l’animation et l’édition.

Alessandro Bavari, La Progenie di Lot: Ritratto di Ragazza in Gogna (La progéniture de Loth: Portrait d'une fille sur pilori)

Yvan Feusi

•novembre 29, 2010 • Laisser un commentaire

Aiven is the creative identity of the swiss graphic designer and illustrator Yvan Feusi. Actually working at the cominup® agency in Geneva, he also creates illustrations for personal and artgroups such as SlashTHREE or EvokeOne.

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M/M

•novembre 29, 2010 • Laisser un commentaire

M/M (Paris) est l’association de Michael Amzalag (né en 1968) et Mathias Augustyniak (né en 1967). Ils se sont rencontrés en 1989 à l’École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD) à Paris et ont fondé M/M en 1992.

Ils jonglent avec les disciplines : ils sont graphistes, directeurs artistique, auteurs de campagnes publicitaires mondiales pour des marques de luxe (Balenciaga, Calvin Klein, Jil Sander, Yohji Yamamoto, Stella McCartney, Louis Vuitton…), réalisent des clips vidéo avec Björk, Benjamin Biolay (Padam…), Jean-Louis Murat, conçoivent des affiches et des décors d’opéra ou de théâtre (Théâtre de Lorient, Antigona de Tommaso Traetta ; La pluie d’été/Hiroshima mon amour de Marguerite Duras), créent des pochettes d’album pour Björk, Madonna, Étienne Daho, Mathieu Boogaerts… collaborent régulièrement avec des artistes contemporains (Philippe Parreno, Pierre Huyghe, Liam Gillick, Gabriela Fridriksdottir, François Curlet, Douglas Gordon…) et des institutions artistiques (ARC/Musée d’art moderne de la Ville de Paris, Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou, Le Consortium…).

lls ont également assuré la direction artistique des magazines suivants: Les Inrockuptibles (Michael Amzalag, 1989-1990); eDEN/Fanzine House Stylé (1994-1997); Documents sur l’Art (1995-2000); Vogue Paris (2000-2002); Purple Fashion Magazine (depuis 2006) et Arena Homme+ (depuis 2007, G.-B.)

Ils ont parallèlement à leurs travaux de commande développé une pratique propre de l’exposition en réinterprétant leurs archives pour construire leur « paysage », comme au Frankfurter Kunstverein (2005), au Palais de Tokyo à Paris (2005) en mélangeant leurs affiches aux œuvres de la collection Dakis Joannou, à la galerie Haunch of Venison à Londres (2006) et à Paris au Centre Pompidou dans leur exposition Vision Tenace (2008) qui présente des reproductions de leurs affiches de la série des Art Posters réalisés en collaboration avec des artistes contemporains.

M/M

 
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